Composition de l'assemblée nationale et son fonctionnement
Au soir du premier tour des élections municipales de 2026, les plateaux de télévision et les réseaux sociaux ont offert le spectacle habituel d'une victoire aux visages multiples. Chaque camp, brandissant ses propres indicateurs, s’est empressé de revendiquer un succès. Pourtant, derrière les éléments de langage, la réalité du terrain dessine une France politique aux dynamiques contrastées, loin des simplifications nationales.
Le 13 novembre 2015, Paris respire la légèreté d’un vendredi soir d’automne. Les rires s’élèvent des terrasses, les fans affluent vers le Bataclan pour voir le groupe de métal "Eagles of the Death Metal", et au Stade de France, les supporters s’apprêtent à voir la France affronter l’Allemagne. Une nuit ordinaire, presque insouciante.
Mais bientôt, le bruit des balles couvrira celui des conversations, et les sirènes remplaceront la musique. En quelques heures, la ville des lumières s’éteindra dans l’horreur.
Entre 2011 et 2020, Gisèle Pelicot a été droguée à son insu et violée à de multiples reprises par des dizaines d’hommes, invités et filmés par son mari, Dominique Pelicot, dans leur maison de Mazan (Vaucluse). L’affaire, d’une ampleur hors norme, a conduit à un procès historique : 50 hommes accusés de viols aggravés et de complicité, pour certains venus à plusieurs reprises. Malgré l’effroi suscité par les faits, Gisèle Pelicot, 71 ans, a fait preuve d’un courage exceptionnel tout au long de la procédure. À l’issue des débats, la justice a prononcé de lourdes peines. Plusieurs accusés avaient annoncé faire appel, mais un seul le maintient aujourd’hui. Un second procès se tiendra à l’automne 2025.
L'affaire des assistants parlementaires du Front National, aujourd'hui Rassemblement National (RN), a franchi une nouvelle étape décisive avec les verdicts rendus en mars 2025. Après plus de neuf ans d'enquête, une série de condamnations a été prononcée à l'encontre de Marine Le Pen et de plusieurs anciens eurodéputés du parti, ainsi que de leurs "assistants". Accusés de détournement de fonds publics pour un montant estimé à 6,8 millions d’euros, les prévenus se retrouvent confrontés à des peines de prison et surtout des peines d'inéligibilité qui pourraient compromettre l'avenir politique de certain(e)s. Mais ce procès, qui dépasse largement les frontières juridiques, reste marqué par des enjeux politiques majeurs, mettant en lumière l’affrontement entre la justice et les ambitions électorales de la leader du RN.